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Que ce soit pour défiscaliser, faire fructifier votre argent ou épargner pour vos enfants, notre simulateur vous guide vers les solutions adaptées à vos objectifs !
Comme chaque année, la question revient : comment payer moins d’impôts sans rien laisser au hasard ? Bonne nouvelle, il existe de nombreuses solutions légales pour alléger la note fiscale. Entre investissements stratégiques, déductions fiscales et crédits d’impôt, il y a forcément une optimisation adaptée à votre situation.
Pourquoi payer plus que nécessaire ? Réduisez votre imposition dès cette année et maximiser vos économies. Vérifiez votre éligibilité à la réduction dimpôt sur Scrooge Finance pour identifier les solutions qui vous correspondent et commencez à optimiser votre fiscalité.
Optimiser son quotient familial : le pouvoir du foyer fiscal
L’impôt sur le revenu en France est calculé selon un barème progressif, ce qui signifie que plus un revenu est élevé, plus il est taxé. Cependant, le quotient familial permet de réduire la charge fiscale en répartissant les revenus imposables sur un plus grand nombre de parts fiscales.
Se marier ou se pacser permet d’être imposé sur un revenu commun, divisé en deux parts fiscales au lieu d’une seule. Si l’un des conjoints gagne beaucoup plus que l’autre, ce mécanisme permet d’abaisser la tranche d’imposition et de diminuer l’impôt global du foyer.
Exemple : Un couple dont l’un gagne 50 000 € par an et l’autre 15 000 € verra son revenu total (65 000 €) divisé en deux parts de 32 500 €, ce qui peut le faire basculer dans une tranche d’imposition plus avantageuse.
Si les revenus sont équivalents entre les deux conjoints, le gain fiscal est moindre. Une simulation fiscale permet d’évaluer si la déclaration commune est plus intéressante que l’imposition séparée.
Déclarer un parent à charge pour obtenir une demi-part fiscale supplémentaire
Si un parent âgé vit sous votre toit, il est possible d’obtenir une demi-part fiscale supplémentaire, ce qui peut alléger l’impôt du foyer.
Conditions : Le parent doit être âgé d’au moins 75 ans et ne pas dépasser un plafond de revenus fixé chaque année.
En plus de l’augmentation du quotient familial, certaines dépenses liées à l’entretien du parent (logement, alimentation, soins) peuvent être déduites du revenu imposable sous forme de pension alimentaire si le parent ne peut être rattaché au foyer fiscal.
Déclarer des enfants à charge pour réduire l'impôt
Chaque enfant à charge permet aux parents de payer moins d'impôts en réduisant la part de leurs revenus soumis à l’imposition.
- 1 enfant donne un avantage fiscal modéré.
- 2 enfants augmentent encore la réduction d’impôt.
- À partir de 3 enfants, l’avantage devient plus important.
Exemple : Un couple avec deux enfants bénéficie d’une réduction plus forte qu’un couple avec un seul enfant, et un couple avec trois enfants profite d’un allègement fiscal encore plus conséquent.
Si les enfants poursuivent des études, les parents bénéficient également d’une réduction d’impôt pour frais de scolarité, allant de 61 € pour un collégien à 183 € pour un étudiant en enseignement supérieur.
Si les parents sont séparés et partagent la garde des enfants, chacun bénéficie de la moitié de l’avantage fiscal lié à l’enfant. Cela permet de réduire les impôts pour les deux parents.
En revanche, si un parent élève seul son enfant sans garde alternée, il bénéficie d’une part fiscale supplémentaire, ce qui allège encore plus son impôt.
Bon à savoir 💡
Un parent isolé ayant élevé seul son enfant pendant au moins 5 ans après la séparation peut conserver cet avantage fiscal même après que l’enfant ait quitté le foyer. Cela signifie qu’il continuera à payer moins d’impôts à vie grâce à cette demi-part supplémentaire.
Pourquoi optimiser son quotient familial ?
En augmentant le nombre de parts fiscales du foyer, il est possible de réduire son taux d’imposition et ainsi de payer moins d’impôts.
Le mariage, le PACS, la déclaration d’un parent à charge ou l’ajout d’enfants sur la déclaration fiscale sont autant de leviers à exploiter pour alléger la fiscalité du foyer.
Conseil : Il est recommandé de réaliser une simulation fiscale ou de consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour optimiser sa déclaration.
Investir dans l'immobilier locatif pour réduire ses impôts
L'investissement peut s'avérer être une bonne solution, notamment l’investissement locatif qui permet de bénéficier d’avantages fiscaux tout en se constituant un patrimoine. En contrepartie d’un engagement locatif, l’État propose des réductions d’impôt via plusieurs dispositifs : Denormandie, LMNP et SCPI fiscales.
Denormandie : défiscaliser en rénovant un bien ancien
Le Denormandie concerne l’immobilier ancien nécessitant des travaux. Pour être éligible, les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération et améliorer la performance énergétique du bien. Avec une réduction d’impôt similaire au Pinel+, ce dispositif permet d’investir dans des villes moyennes à des prix plus accessibles.
Un achat à 200 000 € avec 50 000 € de travaux, loué pendant 12 ans, peut générer une économie fiscale de 35 000 €, tout en valorisant le bien rénové.
SCPI fiscales : défiscalisation sans gestion locative
Les SCPI fiscales permettent d’investir dans l’immobilier locatif sans avoir à gérer un bien. En achetant des parts de SCPI investies dans des biens éligibles (Malraux, Déficit Foncier), l’investisseur bénéficie des mêmes avantages fiscaux qu’un achat en direct, avec un ticket d’entrée plus faible.
Un investissement de 10 000 € en SCPI peut générer 1 400 € d’économies fiscales sur 12 ans, tout en évitant les contraintes de gestion locative.
Bonus : LMNP, un régime fiscal attractif pour la location meublée
Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) permet de réduire son imposition sur les loyers grâce à la déduction des charges, intérêts d’emprunt et amortissement du bien, tant que le bien n’est pas revendu.
Contrairement aux dispositifs Denormandie, le LMNP n’impose ni plafonds de loyers ni conditions de ressources pour les locataires. Ce régime reste une option attractive pour les locations meublées de longue durée, notamment sous le régime réel, qui permet d’amortir son bien et de réduire l’assiette taxable.
Toutefois, les locations meublées de tourisme en micro-BIC voient leurs avantages fiscaux réduits depuis le 1er janvier 2025, avec un abattement revu à la baisse. Pour un investissement optimisé, une étude approfondie du choix du statut (LMNP, SCI à l’IS, LMP) est essentielle.
Réaliser des travaux pour générer du déficit foncier
L’un des moyens les plus efficaces pour réduire son imposition lorsque l’on possède un bien locatif est d’utiliser le déficit foncier. Ce mécanisme permet de déduire des travaux réalisés sur un bien loué de ses revenus fonciers, et ainsi de réduire l’impôt dû sur ces revenus. Si le montant des charges dépasse les revenus fonciers, l’excédent peut être reporté sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an.
Le déficit foncier est particulièrement intéressant pour les propriétaires qui ont des biens nécessitant des rénovations importantes, car il leur permet de réduire leur base imposable immédiatement, tout en valorisant leur patrimoine immobilier.
Pour être éligibles, les travaux doivent concerner l’entretien, la réparation ou l’amélioration du logement. Il peut s’agir de remise aux normes électriques, de rénovation thermique, de ravalement de façade ou encore d’améliorations énergétiques. En revanche, les travaux de construction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles.
Si le déficit foncier généré dépasse le plafond annuel de 10 700 €, l’excédent peut être reporté sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Cette règle permet aux investisseurs d’étaler la déduction fiscale dans le temps et d’optimiser l’impact fiscal de leur investissement.
Le dispositif Denormandie peut être combiné avec le déficit foncier. En rénovant un bien ancien dans une zone éligible au Denormandie, il est possible de cumuler la réduction d’impôt de ce dispositif avec la déduction des travaux dans le cadre du déficit foncier, maximisant ainsi l’optimisation fiscale.
Souscrire à un Plan d'Épargne Retraite (PER) pour réduire son revenu imposable
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) reste un outil d’optimisation fiscale intéressant pour préparer sa retraite tout en réduisant son impôt. Ce placement permet d’épargner sur le long terme en bénéficiant d’une déduction fiscale immédiate sur les sommes versées.
Les versements effectués sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels ou d’un plafond fixé chaque année. Dès 2025, le report des plafonds de déduction sera porté à 5 ans, offrant plus de flexibilité aux épargnants.
Par exemple, un cadre qui perçoit un salaire de 50 000 € par an et verse 5 000 € sur son PER pourra réduire son impôt de 1 500 € s’il est imposé à 30 %.
Nouveautés 2025 à prendre en compte 💡
Fin de l’ouverture du PER après 67 ans : Si vous avez plus de 60 ans, il est temps d’agir avant la fin de l’année 2024.
Imposition des successions : En cas de décès avant la liquidation du PER, les héritiers devront désormais payer l’impôt sur le revenu sur les sommes transmises.
À la retraite, l’épargne accumulée sur le PER peut être récupérée sous forme de rente viagère ou de capital, avec une fiscalité adaptée à la situation du souscripteur.
Anticiper ces nouvelles règles est essentiel pour optimiser sa stratégie patrimoniale.
Employer un salarié à domicile et profiter d'un crédit d'impôt
Faire appel à un salarié à domicile permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an, avec des majorations possibles selon la situation du contribuable (présence d’enfants, de personnes âgées ou handicapées dans le foyer).
Les services éligibles sont variés et comprennent : Ménage, Jardinage, Soutien scolaire, Garde d’enfants, Assistance aux personnes dépendantes.
Exemple : Si un foyer engage 4 000 € de dépenses pour une aide-ménagère, il pourra récupérer 2 000 € sous forme de crédit d’impôt, réduisant ainsi son imposition de moitié sur ces prestations.
Ce crédit d’impôt est remboursable, ce qui signifie que même si l’impôt dû est inférieur au montant du crédit d’impôt, l’administration fiscale remboursera la différence.
Faire des dons à des associations et obtenir une réduction d'impôt jusqu'à 75 %
Les dons aux associations d’intérêt général permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt très avantageuse, pouvant atteindre 75 % du montant donné.
Taux de réduction d’impôt selon le type d’association :
- 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable, pour les associations classiques (éducation, culture, sport).
- 75 % du montant du don, jusqu’à 1 000 €, pour les associations venant en aide aux personnes en difficulté (Banques alimentaires, Restos du Cœur, Fondation Abbé Pierre).
Exemple : Un don de 1 000 € à une association caritative permet d’économiser 750 € d’impôt, ne coûtant réellement que 250 € au donateur.
Pour bénéficier de cet avantage fiscal, il est nécessaire de conserver le reçu fiscal fourni par l’association et de le déclarer aux impôts.
Investir dans une PME et profiter du dispositif IRPME
Investir dans une Petite ou Moyenne Entreprise (PME) permet de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu. Exceptionnellement, pour les investissements réalisés entre le 28 juin 2024 et le 31 décembre 2025, cette réduction passe de 18 % à 25 %.
Conditions pour profiter de cet avantage fiscal :
- Il est nécessaire de conserver les titres acquis pendant au moins 5 ans.
- L’entreprise bénéficiaire doit être une PME non cotée en bourse, en phase de développement, et située en France ou dans l’Union européenne.
Exemple : Un investissement de 10 000 € dans une PME éligible permettrait de bénéficier d'une réduction d'impôt de 2 500 €.
Attention 💡
Cet investissement comporte un risque de perte en capital, et la rentabilité dépend de la performance de l'entreprise.
Réaliser des travaux de rénovation énergétique et bénéficier d'aides fiscales
Les travaux visant à améliorer la performance énergétique d’un logement permettent d’accéder à plusieurs aides et avantages fiscaux.
Les principales aides disponibles :
- MaPrimeRénov' : accordée en fonction des revenus du foyer et du type de travaux réalisés.
- Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) : permet de déduire une partie des dépenses liées à l’installation d’équipements écologiques.
- L’Éco-Prêt à Taux Zéro (Eco-PTZ) : finance les travaux sans intérêt.
Exemple : Un propriétaire qui change sa chaudière pour un modèle plus performant énergétiquement peut ainsi économiser jusqu’à 30 % du coût des travaux sous forme de crédit d’impôt.
Placer son argent dans une assurance-vie et bénéficier d'avantages fiscaux
L’assurance-vie est un placement privilégié pour optimiser sa fiscalité à long terme.
Après 8 ans de détention, les gains générés par l’assurance-vie bénéficient d’un abattement fiscal annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple.
En cas de succession, les sommes transmises bénéficient d’une exonération de droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire, ce qui en fait un outil efficace pour préparer la transmission de son patrimoine.
Déduire certaines charges spécifiques pour réduire son revenu imposable
Certaines dépenses permettent de réduire directement l’assiette imposable :
- Les pensions alimentaires versées à un enfant ou à un parent dans le besoin.
- Les frais professionnels réels, qui peuvent être déclarés au lieu de l’abattement forfaitaire de 10 % sur les salaires.
- Les abonnements à la presse, pour les journaux d’information politique et générale.
Exemple : Un salarié ayant d’importants frais de déplacement et de repas peut ainsi opter pour la déduction au réel, lui permettant de réduire son revenu imposable de manière plus efficace qu’avec l’abattement forfaitaire.